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Notre position

Les télévisions généralistes réclament qu’un juste prix soit payé par les distributeurs par câble et par satellite pour la valeur de leurs signaux sans que soient augmentés les frais d’abonnement pour les consommateurs.

Pourquoi ?

Les télévisions généralistes ne reçoivent RIEN pour la valeur de leurs signaux.

Beaucoup de consommateurs croient qu’une partie des frais d’abonnement qu’ils paient chaque mois aux distributeurs par câble ou par satellite va aux télévisions généralistes. Pourtant, lorsqu’ils paient leur facture mensuelle, pas un seul sou n’est versé aux télévisions généralistes. Les chaînes spécialisées, elles, reçoivent de l’argent pour la valeur de leurs signaux. Les télévisions généralistes ne reçoivent RIEN.

Cette situation, qui dure depuis plusieurs années, crée un déséquilibre qui menace l’avenir de la programmation canadienne au pays.

En effet, alors que les factures des distributeurs ont augmenté quatre fois plus vite que l’inflation au cours des cinq dernières années, les télévisions généralistes voient leurs revenus diminuer d’année en année. Elles sont les plus grandes productrices de contenu original canadien, mais elles ont de moins en moins de ressources financières pour investir dans la programmation canadienne. Si l’on veut que celle-ci survive, il faut rééquilibrer le système de diffusion des signaux par câble et par satellite au pays.

Pas de « taxe télé » pour les consommateurs !

Les distributeurs par câble et par satellite s’opposent depuis longtemps à la juste rétribution des télévisions généralistes pour la valeur de leurs signaux. Ils menacent de faire payer aux consommateurs tout nouveau coût qu’ils pourraient devoir assumer à ce chapitre.

Pourtant, l’augmentation continuelle des frais d’abonnement au cours des cinq dernières années a fait de l’industrie de la câblodistribution l’une des plus rentables au pays. Les distributeurs par câble et par satellite ont déclaré des profits de deux milliards de dollars en 2008.

Les télévisions généralistes estiment qu’il n’y a aucune raison pour répercuter sur les abonnés le juste paiement de leurs signaux. Les consommateurs n’ont pas à payer plus pour des services provenant d’une industrie solidement implantée et rentable au pays. Les distributeurs de services par câble et satellite renseignent mal le public lorsqu’ils parlent d’une « taxe télé » alors qu’ils devraient parler tout simplement d’une augmentation supplémentaire de leurs frais d’abonnement.

Le paiement de la juste valeur des signaux est un enjeu capital pour l’avenir de la télévision locale canadienne.

Les distributeurs par câble et par satellite refusent de payer quoi que ce soit aux télévisions généralistes canadiennes, mais elles sont prêtes à verser plus de 300 millions de dollars par année aux chaînes spécialisées américaines. Ils parasitent les télévisions généralistes, alors que celles-ci contribuent le plus à la production d’émissions canadiennes de qualité bien ancrées dans la réalité des téléspectateurs du pays.

En 2008, les quatre télévisions généralistes au Québec retenaient plus de 50 % de l’écoute des téléspectateurs francophones sur l’ensemble de la journée. La situation actuelle accentue les problèmes de financement des télévisions généralistes canadiennes au profit d’une industrie parmi les plus rentables au pays.

Les télévisions généralistes réclament un rééquilibre afin de maintenir une télévision généraliste locale de qualité.

Les télévisions généralistes sont la pierre angulaire du système de radiotélédiffusion au Canada. Il est devenu impératif de revoir le cadre de réglementation afin qu’elles reçoivent une rétribution équitable pour les services qu’elles offrent à tous les Canadiens.

La programmation canadienne des télévisions généralistes n’a-t-elle aucune valeur monétaire pour les distributeurs par câble et par satellite ?